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Cat Video for some quality time… ^_^
la situation en Lybie est difficile à suivre, vous l’avouerez avec moi. La plupart des journalistes occidentaux ont été bloqués à l’hotel Rixos depuis plusieurs jours, sans information, sans électricité ni moyens de télécommunications, et avec leurs deux derniers téléphones satellitaires détruits par des balles perdues sur un balcon.
Après bientôt 6 mois de coupure, Internet commence doucement à être rétabli et le matériel audio et vidéo ne manque pas. Mais il faut aller le chercher un peu partout : les vidéos des premières scènes populaires dans Tripoli sont en direct sur le site web d’Al Jazeera, l’entrée des rebelles dans le palais fortifié de Kadafi est une vidéo d’origine inconnue tournée –p eut-être - au téléphone et déposée sur le site du Guardian, les déclarations de Saif Al Islam relèvent désormais quasiment de la vidéo Youtube.
Coté journalistes, l’information est difficile et extrêmement dépendante d’une actualité qui échappe grandement à notre contrôle et à nos prévisions.
Coté politiques, ceux-ci sont ambivalents par rapport au conflit. Pour les américains par exemple, cette guerre est difficile à appréhender car sa légalité est discutée – ce qui gêne les démocrates au pouvoir. Mais elle est aussi multilatérale, avec une implication limitée, sans pertes américaines et sous contrôle de l’OTAN, ce n’est pas non plus la guerre que souhaiteraient les Républicains. Difficile dans ces conditions de se l’approprier comme un objet de politique intérieure.
D’autres nouvelles sont plus inattendues mais relèvent parfois du gadget, par exemple Google qui a aujourd’hui renommé sur Google Maps la place verte de Tripoli de son nom pré-Kaddafi, la place des martyrs. Ou encore l’annonce que Kadafi fait désormais passer certains de ses messages par le biais du président de la fédération russe d’échecs.
Autrement dit, les sources d’information classiques ne sont pas les plus intéressantes – mais surtout elles passent à coté d‘un élément essentiel. Toutes ces images et ces informations véhiculées sur Internet ont une particularité qui me semble unique à ce conflit : c’est que nous avons pour une fois l’opportunité d’observer de près le coté faible des combattants pro-arabes dans un conflit asymétrique.
Cette guerre est la première à nous donner un aperçu aussi clair des techniques Do-It-Yourself qui sont aujourd’hui le quotidien des combattants de la guerre asymétrique – ce qui fait froid dans le dos quand on réalise que ce que l’on admire aujourd’hui chez les lybiens leur a probablement été enseigné par les afghans ou les irakiens.
Par exemple, l’un des blogs de The Atlantic dévoile ainsi une incroyable galerie d’équipement comme des lances missiles d’hélicoptères montés sur des pickups, des lances roquettes usagés qui sont réparés par de jeunes apprentis techniciens militaires, etc.
D’autres exemples montrent comment ils utilisent des sonnettes de porte pour remplacer les détonateurs de lance roquette détruits par l’armée pendant sa fuite. Wired explique également comment les rebelles ont réussi à acquérir leur premier et probablement seul drone de surveillance à ce jour.
Ce qui nous laisse d’ailleurs avec une question inquiétante puisque Kadafi est et restera peut-être pour un moment « le renard du désert, » et les méthodes et les succès que l’on voit aujourd’hui pour les futur ex-rebelles risquent peut-être de se retourner contre eux aussi vite qu’ils les ont servis.
On comprend mieux dès lors la mesure et les réserves qui accueillent depuis leurs avancées depuis le début.
Mais les occidentaux en savent quelque chose – eux qui savent bien sur tirer les leçons des conflits orientaux dans lesquels ils envoient leur marine et leur aviation depuis 20 ans.
Chronique France Culture du 10 août 2011.
Anonymous mon amour : hackers, éthique, john brunner, renard et ysengrin
En effet, alors que les militaires syriens continuent leur offensive contre les civils pendant le Ramadan, les Anonymous ont pris le contrôle du site du ministère de la défense, affichant à la place des photos de manifestants morts accompagnées d’un message de protestation. C’est la 2e fois cette année puisqu’ils avaient déjà pris le contrôle du site du Parlement syrien en avril.
Un vandalisme un peu superficiel qui, comme le décrit l’excellent dessinateur xkcd, correspond plus à aller tagger un poster du gouvernement syrien qu’à jouer à la War Games comme dans le film de 1983.
Cette attaque a suscité une réponse d’un groupe dénommé l’armée électronique syrienne qui a réussi à rentrer dans Google + pour supprimer AnonPlus, un projet de réseau social anonyme défendu par les gens de Anonymous.
Vous suivez toujours ? Si vous vous sentez confus, c’est normal, c’est leur méthode.
La figure du hacker n’est pas nouvelle. Elle remonte à 1978 avec « sur l’onde de choc, » le livre séminal de John Brunner, à TRON en 1982, au livre « Hackers, les héros de la révolution informatique » de Steven Levy en 1984, sans mentionner le mouvement cyberpunk de William Gibson et Bruce Sterling, ni même l’univers des jeux de rôle comme GURPS de Steve Jackson.
Depuis toujours, la figure du hacker renvoie au trickster, celui qui transforme les règles pour son propre plaisir, aux détriments des pouvoirs en place, au bénéfice de ceux qui vont profiter du nouvel ordre établi. C’est Prométhée qui vole le feu aux dieux pour l’apporter aux mêmes, c’est Renard contre Ysengrin.
D’une certaine façon, ces hackers sont plus proches des Yes Men que du nerd ou de l’informaticien asocial.
Mais leur action prend un sens nouveau avec la généralisation de leur présence dans l’espace public. Pour Pekka Himanen, l’auteur de « L’Ethique du Hacker, » il s’agit d’abord d’un mouvement alternatif opposé à l’éthique protestante considérant que le travail n’est pas une fin en soi, qu’il devrait être accompli pour le plaisir et certainement pas pour l’argent - sans autorité hiérarchique, sans séparation entre conception et exécution, avec une coordination assurée par la coopération directe des acteurs plutôt que par la dépendance salariale.
Concrètement les Anonymous se sont constitués en 2003 sur 4chan pour lutter contre la secte de la scientologie qui avait pris pour habitude d’attaquer en justice les personnes qui les critiquaient ou qui organisaient des actions contre eux.
Inspirés par le personnage de V for Vendetta de Alan Moore, lui-même inspiré par 1984 de George Orwell et par l’idée qu’il revient à chacun d’être son propre Emmanuel Goldstein, les Anonymous essaient d’échapper à ces poursuites et défendent donc l’action anonyme dès le départ, masquant leurs visages avec des masques lors de toutes leurs apparitions publiques, ou même lors de l’apparition de leurs fans.
Ils ont depuis étoffé leur arsenal et sont aujourd’hui à l’origine d’une véritable mouvance qui va bien au-delà du simple groupe d’hacktivistes en relation publiques – prenant la défense d’un autre hacker non-informatique célèbre - Bradley Manning, la source de Wikileaks - mais aussi de tous ceux qui se retrouvent attaqués en justice par des grandes entreprises ou menacés par leurs gouvernements pour leurs opinions ou leurs activités en ligne.
Ils vont désormais jusqu’à menacer Facebook promettant pour le 5 novembre une action pour défendre la vie privée et l’anonymat sur internet.
Finalement, comme le rappelle Sabu, l’un de leurs leaders – tout le monde peut aujourd’hui se revendiquer de Anonymous,
et alors que les arrestations ne cessent de tomber depuis 6 mois,
leur objectif est peut-être finalement de réveiller les consciences afin que nous soyons tous des hackers, des tricksters du 21e siècle recherchant un élargissement à un renouvellement des hiérarchies sociales et académiques, la non-appropriation privée de la connaissance, et la volonté de s’impliquer directement dans les secteurs d’activités les plus moteurs du capitalisme contemporain.
Encore une vidéo de pixel artistes travaillant de concert avec un musicien. Cette fois-ci ce sont Jordan Galland et Gary Breslin qui détournent Zelda le temps d’un clip pour l’album de Mark Ronson à venir en septembre.
Gut.
Children of the Clone est la première vidéo des Superbrothers, avec une incroyable musique de Jim Guthrie…
C’est une petite critique du fonctionnement des sociétés corporates, mais la qualité de la construction vidéo laisse pantois.
Ils continuent à travailler, leur site est visible sur http://superbrothers.ca/
Rule est une vidéo de Simon Cottee réalisée grâce à Sleep is Death, le système de short game narratif créé par Jason Rohrer, l’auteur de Passage…
Pixels : des sprites venant du jeu vidéo attaquent New York.
La semaine dernière, j’ai posté une vidéo de deux artistes qui avait décidé de faire de la pixel animation avec des legos…
… hé bien cette fois-ci, il s’agit d’une vidéo de Patric Jean (son blog, ses films) où il a choisi d’intégrer des sprites en pixels issus de l’univers du jeu vidéo qui attaquent et détruisent des éléments de New York. L’intégration entre l’univers 8-bit et les images filmées est particulièrement bien pensée. Très amusant à regarder. Avec du Naive New Beaters inside.
Comment faire de la pixel animation sans pixels et sans ordinateurs ? Avec des legos…et en musique…
Vraiment très étonnant. Un immense bravo à Daniel Larsson and Tomas Redige de Rymdreglage.
Daicon IV est un film d’animation amateur réalisé en 1983 pour un festival de science fiction. Il démontre à mon sens le lien très étroit qui existe entre production amateur / étudiante / not-for-profit, et production industrielle. Accessoirement, c’est aussi un bon exemple du complet sur-place que fait l’industrie japonaise de l’enterntainment depuis les années 80.
Dimanche dernier, j’ai eu l’occasion de poster une vidéo de Pat Robertson, un pixel artiste qui détourne son métier d’animateur de jeu vidéo pour commencer à faire des courts-métrages.
Je suis profondément persuadé que ces relations entre professionnels, artistes et amateurs sont extrêmement importantes pour développer l’innovation et la vitalité des industries créatives. Il n’est besoin que de reprendre l’exemple récent de Logorama qui a gagné l’oscar du meilleur court métrage d’animation en détournant le droit des marques au profit du challenge artistique et technique. Mais je pourrais aussi rappeler l’exemple célèbre du studio pixar qui a mis longtemps avant de réussir à franchir le pas du court métrange avec Luxo Junior, et à transformer l’essai avec Toy Story.
Mais comme je suis encore au Japon, et que la dernière vidéo de Pat Robertson en était visiblement inspirée,j’ai pensé que cette vidéo de Daicon IV était appropriée. Elle a été réalisé en 1983 par le encore tout jeune Hideaki Anno et ses camarades pour un festival de science-fiction avant qu’ils ne créent Gainax, l’un des plus puissants studios de dessins animés japonais.
PS : Avis aux amateurs… j’ai le LD à la maison. Moi aussi j’ai eu ma période Richard Cranius et RGD. Comprenne qui pourra.
Mock-ups Show a Google Chrome OS Tablet
Everybody will make tablets in 2010. Some will be bigger than the iPad, some will be smaller. But it seems like it will be the trend to go.
The concept is incredible because it’s not about adding stuff to the reality… but about deleting things (i.e. walls) from it!
I love it !
Awesome series of blog posts on Boing Boing by Stephen Worth, the Director of the ASIFA-Hollywood Animation Archive, a museum, library and digital archive devoted to the use of professional artists andstudents.
And this one might be the most awesome of them all : This freakin’ 8 year old makes Beyonce look like a tired old nag! When I share great old stuff with young people, inevitably someone in the crowd will pipe up with “How come only old stuff is good? New stuff is good too!” Well, it may be true that there is great new art being made here and there, but this kind of talent and artistry isn’t as common, and it isn’t in the mainstream media the way it was in the 30s, 40s and 50s. Case in point: Shirley Temple. Here’s a little kid whose dancing is just as good, if not better than anything on “Dancing With The Stars”. Buddy Ebsen just plain kicks ass in this clip and even he is hard pressed to keep up!
Adventure 09: Buddy And Shirley At The Codfish Ball Boing Boing
Awesome piece of art: the simple device has an on/off button.
When the user turns the button on, the useless machine simply turns off the button.
Very interesting interview of Aldous Huxley, especially on the relationship between technology and propaganda.