Jean-Baptiste Soufron

Children of the Clone est la première vidéo des Superbrothers, avec une incroyable musique de Jim Guthrie…

C’est une petite critique du fonctionnement des sociétés corporates, mais la qualité de la construction vidéo laisse pantois.

Ils continuent à travailler, leur site est visible sur http://superbrothers.ca/

Pixels : des sprites venant du jeu vidéo attaquent New York.

La semaine dernière, j’ai posté une vidéo de deux artistes qui avait décidé de faire de la pixel animation avec des legos…

… hé bien cette fois-ci, il s’agit d’une vidéo de Patric Jean (son blog, ses films) où il a choisi d’intégrer des sprites en pixels issus de l’univers du jeu vidéo qui attaquent et détruisent des éléments de New York. L’intégration entre l’univers 8-bit et les images filmées est particulièrement bien pensée. Très amusant à regarder. Avec du Naive New Beaters inside.

Daicon IV est un film d’animation amateur réalisé en 1983 pour un festival de science fiction. Il démontre à mon sens le lien très étroit qui existe entre production amateur / étudiante / not-for-profit, et production industrielle. Accessoirement, c’est aussi un bon exemple du complet sur-place que fait l’industrie japonaise de l’enterntainment depuis les années 80.

Dimanche dernier, j’ai eu l’occasion de poster une vidéo de Pat Robertson, un pixel artiste qui détourne son métier d’animateur de jeu vidéo pour commencer à faire des courts-métrages.

Je suis profondément persuadé que ces relations entre professionnels, artistes et amateurs sont extrêmement importantes pour développer l’innovation et la vitalité des industries créatives. Il n’est besoin que de reprendre l’exemple récent de Logorama qui a gagné l’oscar du meilleur court métrage d’animation en détournant le droit des marques au profit du challenge artistique et technique. Mais je pourrais aussi rappeler l’exemple célèbre du studio pixar qui a mis longtemps avant de réussir à franchir le pas du court métrange avec Luxo Junior, et à transformer l’essai avec Toy Story.

Mais comme je suis encore au Japon, et que la dernière vidéo de Pat Robertson en était visiblement inspirée,j’ai pensé que cette vidéo de Daicon IV était appropriée. Elle a été réalisé en 1983 par le encore tout jeune Hideaki Anno et ses camarades pour un festival de science-fiction avant qu’ils ne créent Gainax, l’un des plus puissants studios de dessins animés japonais.

PS : Avis aux amateurs… j’ai le LD à la maison. Moi aussi j’ai eu ma période Richard Cranius et RGD. Comprenne qui pourra.

Paul Robertson est un pixel artiste…



Paul Robertson est un pixel artiste. Cela fait déjà plusieurs mois que j’essaie de lancer une série de séminaires sur l’art et le numérique, mais ce n’est pas facile. Entre les digital artists, les net artists, le bio art, etc. ; il est parfois difficile de s’y retrouver.

C’est pour cette raison que j’aime bien le travail de Paul Robertson. Au moins, avec lui,  les choses sont simples : c’est un artisan talentueux qui essaie de faire le lien entre son travail et sa vocation d’artiste.

Son métier est de faire des animations pour les jeux vidéos. C’est-à-dire qu’il dessine des sprites qui prennent vie au moment où les joueurs lancent le jeu. La plupart de ses confrères sont issus de formations artistiques ou d’arts appliqués, mais leur travail les déconnecte souvent de leurs ambitions initiales.

Pour essayer malgré tout de construire des passerelles, Paul Robertson a choisi de réaliser des courts métrages en pixel animation.

Forcément très retro, un peu 8-bit, un peu 16-bit, assez décalé, il a déjà réalisé 2 films :

Fédérateur d’un petit groupe de pixel artistes, titulaire d’un certain succès d’estime auprès des internautes, des retrogramers et de la communauté artistique, Paul Robertson monte en grade. Il sera le directeur artistique du jeu vidéo Scott Pilgrim vs The World, tiré d’une bd culte du même nom, et du film prévu cet été avec Michael Cera.

Kings of Power 4 Billion %

Kings of Power 4 Billion % from Zarradeth on Vimeo.