L'ENS lance les conférences Ernest
L’ENS veut se lancer sur les traces de TED et autres LIFT.
L’idée de faire des présentations de 15 minutes me semble bonne, mais je suis gêné.
La présentation des ERNEST donne l’impression que le décalage est essentiellement un problème de forme. Mais quand on observe attentivement, on se rend compte que ces nouvelles conférences font d’abord la part belle à des gens qui se sentent pénétrés d’une mission universelle. Il ne s’agit pas nécessairement de grands scientifiques, mais aussi d’entrepreneurs, d’associatifs, d’intellectuels, de jeunes, etc.
Cette différence se traduit d’ailleurs dans le thème des sujets qui ressemblent bien plus à des problématiques post-modernes qu’à des cours magistraux.
Une différence illustrée par exemple par la vidéo suivante de Ken Robinson expliquant pourquoi l’école tue la créativité
Le tout sans même parler du budget de ces conférences payantes (et très chères) qui permet à l’organisation de se mettre au service des speakers et de les aider à préparer des présentations qui claquent un peu.
Bref, j’ai l’impression que l’ENS se repose un peu sur le niveau de ses intervenants et qu’elle a sous-estimé un problème dont nous avons pris la mesure quand nous avons voulu organiser Futur en Seine cet été.