Jean-Baptiste Soufron

Et si les universités et les grandes écoles françaises créaient leurs propres fonds d’investissement ?

C’est un peu ce que vient de faire d’anciens étudiants de Harvard qui ont choisi d’installer leur fond directement sur le campus. 

http://techcrunch.com/2012/01/27/harvard-gets-its-first-vc-firm-the-experiment-fund/

Les montants investis dans les entreprises sont de 250 000 dollars, c’est-à-dire qu’il s’agit du premier tour. Mais il est capital car c’est celui qui permettra à l’étudiant de prendre la décision de créer son entreprise en étant certain de pouvoir la faire vivre pendant une période de quelques mois, faire quelques dépenses, etc. 

L’avantage d’être directement au contact des étudiants et des professeurs est d’être sur de ne pas rater le bon projet ou la bonne personnalité - d’être leur premier contact de financier et de les voir directement en situation. 

J’imagine que tout cela peut très simplement s’accompagner d’un programme dirigeant la jeune startup vers un incubateur approprié où elle pourra retrouver à la fois des camarades de fortune et des mentors pour l’assister dans son développement. 

Voir les facs héberger des VCs serait déjà quelque chose d’étonnant, mais pourquoi ne pas aller un cran plus loin ?Surtout dans la mesure où l’on commence à parler de financeurs publics locaux sous la forme de BPI régionalisées. Et ce serait sans doute un fonctionnement plus sain que celui qui consiste aujourd’hui à essayer de valoriser la PI des universités - tâche difficile à accomplir, notoirement compliquée à évaluer, et qui se révèle parfois être un frein au développement des spinoffs de la recherche. 

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